Une alarme, c'est une règle qui s'est déclenchée. L'écran des alarmes est la liste de ce qui demande, ou a demandé, l'attention de quelqu'un.

Alarme et notification, deux choses différentes

La notification est le message qui part vers vous : un courriel dans votre boîte, une bannière sur votre téléphone. Elle passe, on la lit ou pas.

L'alarme est la ligne qui reste dans l'outil. Elle ne disparaît pas parce qu'on a lu le courriel : elle disparaît quand quelqu'un déclare l'avoir traitée. C'est la différence entre « j'ai été prévenu » et « c'est réglé ».

Les quatre états

Ouverte : personne ne s'en est encore occupé. En cours : quelqu'un a pris la main. Résolue : le problème est réglé. Close : le dossier est clos, la ligne quitte la liste courante et rejoint l'historique.

Une alarme se confie à une personne. Sans nom en face, une alarme est l'affaire de tout le monde, donc de personne, c'est le mode de défaillance le plus courant de la supervision, et il n'a rien de technique.

La gravité

Faible, moyenne, haute. Elle ne se calcule pas : elle se décide quand vous écrivez la règle. Chez les Ateliers du Vent d'Ouest, l'aspiration à l'arrêt est haute, c'est de la sécurité. Le séchoir qui dérive est moyenne, c'est de l'argent. L'atelier froid est faible, c'est du confort et un peu de qualité.

Fermer une alarme, ce n'est pas la faire taire. C'est écrire dans l'histoire de l'entreprise que quelqu'un a vu et a agi. Six mois plus tard, quand on cherche pourquoi un lot a mal séché en février, c'est cette ligne-là que l'on relit.

Qui reçoit quoi

Chaque règle désigne ses destinataires. On évite d'écrire toute l'entreprise : trois personnes prévenues et réactives valent mieux que trente personnes qui pensent qu'une autre s'en occupe. Jean reçoit tout ce qui concerne l'atelier, Camille les alarmes hautes seulement, Marie les courriels pour tenir le suivi. Tom ne reçoit rien : il apprend, il ne prend pas l'astreinte.

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