Le 16 septembre 2026, à l'invitation de France Travail, Cybelia Cloud a ouvert la Semaine des métiers de la Défense et de la Sécurité aux Sables-d'Olonne avec une question simple : qui recrute en cybersécurité, sur quels postes, et avec quels profils ?
Dans la salle, des gendarmes, des militaires, des policiers, des agents de sécurité et des personnes en reconversion. Aucune culture technique n'était demandée : pendant une heure et demie, Denis Pasquier a présenté ces métiers tels qu'ils se pratiquent, loin des séries, et les portes par lesquelles ils s'ouvrent à celles et ceux qui viennent d'ailleurs.
Un secteur qui recrute
La France compte 15 000 à 20 000 postes non pourvus chaque année dans la cybersécurité, selon l'Observatoire des métiers de la cybersécurité de l'ANSSI. Les besoins sont partout : collectivités, santé, industrie, PME. Le télétravail est courant, et la Vendée comme les Pays de la Loire recrutent.
Neuf métiers, trois familles
- Défendre. Analyste SOC, le poste d'entrée le plus courant, à partir de bac+2 ou bac+3 ; réponse à incident ; analyste forensic.
- Attaquer, légalement, et analyser. Testeur d'intrusion ; threat intelligence, le renseignement sur les groupes d'attaquants ; cryptologue.
- Organiser. Consultant en gouvernance et conformité, voie royale en reconversion ; DPO et juriste cyber ; sensibilisation et RSSI, un métier de commandement plus que de code.
Six mondes pour exercer
- L'État. L'ANSSI, le ComCyber, les unités cyber de la gendarmerie et de la police.
- Les armées. Des parcours sous statut militaire, et des réserves opérationnelles cyber ouvertes aux civils.
- Les grandes entreprises. Banque, énergie, santé, industrie, transport : leurs centres de supervision offrent beaucoup de postes juniors.
- Les prestataires. Sociétés de service et cabinets d'audit, l'école accélérée du secteur.
- Les éditeurs et le cloud. Ceux qui construisent les outils, comme Cybelia Cloud, installé en Vendée.
- L'indépendance. Conseil, test d'intrusion en freelance, chasse aux failles.
Des passerelles plus courtes qu'il n'y paraît
La gestion de crise cyber est le métier des opérations dans un autre décor. La preuve numérique obéit aux mêmes exigences que la preuve physique. Le renseignement d'origine sources ouvertes est le même métier, avec d'autres acteurs. L'audit et la mise en conformité consistent à vérifier qu'une règle est appliquée.
Ce que le secteur recherche, ce sont des personnes curieuses, rigoureuses, qui savent expliquer simplement et qui tiennent sous pression. La technique s'apprend en quelques mois. Le sang-froid et la rigueur, beaucoup moins.
Par où commencer
- Tester si cela vous plaît. La SecNumacadémie de l'ANSSI, gratuite, puis des défis en ligne comme Root-Me ou TryHackMe.
- Se qualifier. Titres professionnels, formations labellisées SecNumedu-FC, alternance, y compris après 30 ans. Votre conseiller France Travail vous renseigne sur le financement.
- Se rendre visible. Réserve cyber, associations et conférences régionales, programmes de chasse aux failles.
Une seule règle : ne jamais tester un système sans autorisation écrite. C'est un délit, même sans dégât, et toute la profession repose sur cette ligne.
Rejoindre Cybelia Cloud
Vous envisagez de rejoindre le secteur ? Consultez notre page Recrutement, ou écrivez-nous à contact@cybelia-cloud.fr.
Merci à France Travail Les Sables-d'Olonne pour son accueil, et à toutes les personnes présentes pour leurs questions.